Lundi 7 novembre 2011 1 07 /11 /Nov /2011 17:02

Heybey, me voilà de retour.

 

Cela faisait longtemps, sept mois en tout. Comment je l’explique ? Je suis tout simplement cyclothymique. J’ai mon cycle des sept mois, celui des trois semaines, celui des deux jours et enfin celui des trois heures et cinquante cinq minutes. Ce qui me laisse 5 minutes de plénitude tous les 4283 ans, si la lune n’est pas pleine. Vous comprenez dès lors pourquoi j’essaye de monnayer mon emmerde caractérisée, je suis riche de ça, mais vu la fréquentation de mon blog, ça doit pas très bien s’acheter.

 

J’m’en fous ! J’M’EN FOUS ! J’M’EN FOUHOUHOU !!

 

Bref, on s’en fout de moi, c’est pas intéressant. Vous avez déjà à vous occuper de vous-même. Sauf si vous êtes assez bête pour être installé en couple. Alors là vous faites un transfert de chienlit sur votre partenaire. Mais je vous préviens, d’abord vous vous êtes lamentablement échoué dans le pêché de chair le plus affligeant, mais en plus vous prenez votre conjoint pour le Messie alors qu’il est aussi paumé que vous. Résultat t’es au point mort mec ! T’avances plus mec ! Tu te réfugies dans le système pileux de ta copine mec !

Je connais des légions de types qui n’étaient pas bien  intelligents… Mais quand même, à leur rythme, ils apprenaient un ou deux mots de vocabulaire par mois, s’entraînaient à cuisiner un verre de sirop, à ouvrir un Télé7jours. Puis vins Bobonne, récoltée dans un rade technoteux ciré à la bière et aux vomissures de sa clientèle…

 

EMMCAR, de retour. Je vais encore devoir faire semblant en attendant l’apocalypse…

 

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Vendredi 15 avril 2011 5 15 /04 /Avr /2011 20:04

Bon.

 

Autant vous dire d’emblée qu’aujourd’hui, j’aborde un sujet qui dépasse de loin en gravité mes confessions névrotiques habituelles.

 

Ce billet est beaucoup plus sensible à traiter  que les autres pour la simple et bonne raison qu’il sera nécessairement au moins un peu de mauvaise foi. Je suis un chien galeux qui a le souvenir d’avoir eu des sentiments tout de même, et je m’accroche très fort à une des seules choses qui tiennent la route chez moi, mon capital dentaire. Laissons prudemment de côté le portrait-assassinat  pour  un panégyrique demi-sel à la mode de chez Drucker.

 

Celui dont je vous parle est quelqu’un que j’apprécie et que je considère. Vous avez bien lu. Même si dans la logique absolue qui est la mienne, je m’oblige à mettre tout le monde sur un pied d’égalité, il faut reconnaître que dans la pratique, l’application de la logique absolue n’amène à rien d’autre que se faire clouter l’armature sur une charpente. J’estime donc cet individu basiquement par identification, parce qu’il possède des valeurs humaines que j’aime voir chez moi telles le dynamisme, la finesse d’esprit, l’humilité. Moins directement, et donc paradoxalement là ou il commence à exister à mes yeux, je reconnais en lui la fine force qui fait qu’un athée reste un homme d’honneur, et ressent le devoir de s’orienter consciemment vers l’intelligence plutôt que vers l’animalité.

 

Il est méconnu d’Interpol sous le nom de Shamoun Darma Ba’hgram, héritier d’une longue lignée de négociants en chameaux jordaniens, ou syriens, je ne me rappelle plus très bien. Il est un peu du genre à tirer avant de tirer avant de poser les questions, histoire que le canon soit chaud quand il tire avant de poser les questions. Installé en France avec son amie, il génère à lui seul un des points chauds de l’activité policière, à force d’abattre en pleine rue les gens qui pressent par erreur le bouton d’interphone de leur appartement, croyant niaisement contacter leur kinésithérapeute. Comme le phénomène désordonne légèrement l’activité du quartier, la mairie a affectée à temps plein une ambulance pour ramasser les dépouilles et nettoyer les lieus. L’action en justice ou l’intervention policière sont hors de contexte diplomatiquement parlant. Boubou Slam Gram est plus ou moins en cheville avec Kadhafi et tous les représentants officieux des pays arabes, et écrase d’une babouche de fer le marché des machines agricoles. L’homme sait pourtant s’émerveiller des choses simples, la pétrochimie, les rayons gamma et leurs applications thérapeutiques ou dans un autre registre la tecktonik des blattes, un créneau d’avenir selon lui. Survivant de multiples attentats à l’encontre de sa personne, il en conserve un certain nombre de tiques plus ou moins détectables. Il dort enveloppé de cellophane dans une glacière insonorisée alimentée en oxygène riche. Il perd le contrôle de son bras droit quand son oreille interne perçois des impacts répétitifs comme un marteau-piqueur ou Daft-Punk, ce premier remuant ainsi mécaniquement et alternativement  de bas en haut et de gauche à droite. Son cerveau a perdu l’aptitude à négocier les virages à gauche en voiture, ce qui l’oblige à aborder les ronds-points à 140km/h pour s’extraire de leur attraction. Lorsque il n’y parvient pas, il doit attendre que le réservoir d’essence se vide et que la voiture s’arrête pour retrouver un semblant de discernement. Son raisonnement d’ailleurs opère des ratés, comme  un tourne disque qui saute. Il est ainsi incapable de réaliser l’incohérence d’offrir le jour de Noël les bottes de Youri Gagarine à sa compagne et un tupperware de cocaïne à la grand-mère de celle-ci. Tandis que certains dérangés demandent l’heure à tout bout de champ, lui ne tolère pas de ne pas savoir l’altitude précise à laquelle il se trouve. Un inconvénient profitablement réglé depuis qu’il a trouvé un altimètre pour son téléphone satellite.

 

Sachez pour finir que les deux tourtereaux m’ont convié récemment à une conférence privée sur l’avenir du Mélange d’oxyde. J’ai décliné platement avant de simuler une coupure de la ligne. La première fois depuis deux ans que je répondais au téléphone…

 

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Mercredi 13 avril 2011 3 13 /04 /Avr /2011 17:48

Aujourd’hui j’ai failli être arnaqué en beauté.

 

Je m’en veux terriblement, un scorpion s’est joué de mon crétinisme, et moi j’ai bêlé comme une garce. Un ronflant italien a essayé de me refourguer des fringues de contrebande avec une technique de persuasion tellement avancée que c’est à se demander si ce n’était pas un disciple de l’autre face de pet au soufre, Satan.

Ne jamais avoir de tolérance envers soi-même, c’est une garantie de ne jamais rejoindre le troupeau. J’ai encore la ténacité de refuser de me mentir à moi-même : Oui je suis passé pour un con, mais surtout je suis un gros con qui s’est laissé bercer par l’appât du gain. Je m’en veux d’avoir douté en étant parfaitement conscient du côté malsain de la transaction. Je me suis comporté comme un petit soldat en répondant en mon for à toutes les questions qu’il me suggérait à demi-mot :

« Si je revends ces fringues sur E-Bay, l’argent gagné me sera très utile.»

« Si je laisse passer l’occasion, un autre moins scrupuleux que moi ne le fera pas. »

« Même si je ne le revends pas, c’est une affaire en or qui enchantera mes proches »

 

Peur, jalousie, rapacité, orgueil, arrivisme et opportunisme, une mine d’or. C’est très dur de voir dans sa plus grande clarté notre absence cruelle d’objectivité et la quantité d’illusions qui composent notre être public. Sous la contrainte comme sous la passion, nous nous prostituons méthodiquement, avec assez d’hypocrisie pour ne jamais nous confronter de face à notre jugement. La loi morale comme disait Kant. Peut être la seule chose stable qui soit, et que tout sur cette terre nous pousse à renier, nous violant ainsi nous même. C’est peut être ça la marque de la bête.

 

Satan, scorpion, bêler, troupeau, prostitution, loi, bête… On comprend pourquoi la bible est l’ouvrage majeur du genre humain. Si c’est un faux, l’auteur reste un maître.

 

 

C’est le moment de tirer la leçon de tout cela. C’est insupportable d’être aussi sot. Notre constitution veut que nous oubliions, et que nous n’ayons pas assez de ressources mentales pour faire entrer en phase tous nos souvenirs et expériences afin d’adopter une réaction appropriée et juste face aux évènements. Au lieu de ça nous allons gaiement comme des aveugles, rentrant dans chaque meuble et chaque porte, au gré de nos états d’âme. Le temps de la douleur nous met ponctuellement devant nos responsabilités puis, le chaland passé, nous reprenons de plus belle notre course de borgne en flamme. Phénomène souvent inconscient qui nous renvoie davantage à notre statut de créature limitée et sans avenir décent si nous persistons dans la voie du refus de l’introspection.

 

Je ne veux plus être cela. Je veux choisir en toute connaissance de cause. Je ne veux plus être une victime facile de diverses manipulations. Je veux voir les choses dans leur réalité, leur vérité, leur essence. Pas les interpréter faussement, mais les ressentir. Exit l’illusion, bonjour la clairvoyance. Fini de subir.

 

Débarrassez moi de moi-même, je suis trop con !

 

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Mercredi 13 avril 2011 3 13 /04 /Avr /2011 14:59

Je suis allé faire mes petites courses tout à l’heure. La supérette n’est pas à côté, j’y vais en voiture. Fléau pour les autres et enchantement pour moi, je suis un pilote en herbe à tondeuse (fine allusion). Tout y passe, survirage, talon-pointe, enfilage de vitesse à faire pleurer une boîte séquentielle. Bref un météore gris métal estampillé RANAULT terrorise d’innocents citoyens imposables. Une attitude antisociale pour un mec qui perd son sang-froid et une philosophie nécessaire et suffisante inspirée des grands maîtres tel Jean Ragnotti : « Freiner tard, accélérer tôt, viser les caniches, et ne JAMAIS passer en dessous de 3000 tours/minute. »

J’entre alors en transe, ne fait qu’un avec la route. Les paupières figées, les gestes s’enchaînent sans répit. J’utilise par ailleurs l’huile Vidangex ©, l’huile des champions, si ça vous intéresse.

 

Maintenant, j’en viens au fait. En pleine ébullition, je tombe sur un djeune en survêt noir qui traverse le passage piéton à cent mètres. Le mec kiffe la caillera, pas  de doute là dessus. Il s’avance sur les clous, le pas rythmé par le beat de son de-stin (parrain d’la téci, t’inquiètes). Gardant son attitude menaçante, il s’attarde bien sur les clous au cas où il pourrait sortir le grand jeu à un pépé en  Aixam. Moi, de l’autre côté, je sors de la chicane le couteau entre les dents quand j’amorce pour le coup la procédure d’arrêt d’urgence : Les amortisseurs avant s’enfoncent et les freins sifflent, quatrième, troisième et seconde claquent, la voiture s’ébranle et rugie comme une… une… comme une Ranault. Enfin je m’échoue en dérapage à un mètre du point d’impact.

 

Le type complètement absent a délaissé sa démarche belliqueuse  pour des petits bonds sautillants d’écolière. Il finit de déclarer forfait en croisant mon regard halluciné de fou du volant et file la queue entre le jambes se réfugier sur le trottoir.

 

Encore une victoire de connard ! Hiiiiiiiihaaaaa !


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Lundi 11 avril 2011 1 11 /04 /Avr /2011 19:03

 

L’humanité est une masse grouillante de parasites. Elle absorbe l’énergie neutre de l’univers pour produire avec orgueil et fierté les résidus puants de sa médiocrité. Elle se reproduit de façon exponentielle au point d’utiliser tout l’espace continental terrestre ce qui aboutit à la phase final de sa transformation : Les gens sont tellement proches les uns des autres qu’ils finissent par chier mutuellement dans leurs assiettes. La boucle est bouclée, la termitière vit maintenant en autarcie énergétique totale et l’univers peut enfin retirer ses miches de ce merdier. Autre chose que l’on peut ajouter : il arrive que lors d’une copulation entre deux anthropo-levures, un embryon bouffe ses frérots et donc leur énergie fécalorique. L’aboutissement de cette variante dans le processus natal est une créature capable de concevoir et lancer des fusées destinées à gâter le reste du système solaire. Exemple : Von Braun. L’intellect d’un 54CoreExtremPentium12 et la spiritualité d’une moule marinière réchauffée au micro onde. « Heil Hitler ! » qu’y disait l’autre. Au sortir de la guerre, une brillante carrière l’attendais aux pays des clams, j’ai nommé les Etats-Unis d’Amérique.

 

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 Entre nous, je ne cautionne absolument pas la vision profondément nihiliste et obtuse que je viens de vous livrer. Je pense que tous ces maux sont nécessaires à vivre pour mieux s’en débarrasser. Pas de sagesse particulière à avoir ici, si nous étions tous convaincu que c’est une « épreuve » limitée dans le temps, alors ce ne serait plus vraiment de la souffrance.  Nous n’aurions qu’à attendre…processus en rien créateur. La vraie souffrance elle, déchaîne au contraire le désir qui s’il est calqué sur l’appel intérieur de paix devient alors libérateur.

 

Mais qu’est ce que je dis ?!? MONDE DE MERDE J’AIME RIEN J’AIME RIEN J’ENTENDS PAAAAAS !!

 

 

 


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Dimanche 10 avril 2011 7 10 /04 /Avr /2011 21:01

 

Sans mentir, je suis en pleine emmerde caractérisée right now. La raison je la devine, certainement la pompe à dopamine qui dépressurise. Mais le docteur qui me fera gloper  un anti-dépresseur n’est pas encore né. J’irais lui saccager la tronche à coup de barre à mine à l’état de fœtus si nécessaire. Je sais que je suis une machine, pas besoin d’effacer davantage ce qui fait de moi un être sensible. J’ai la conviction que cette vie est une illusion holographique qui s’évanouit à la mort pour laisser place à des domaines de réalités plus subtiles, c'est-à-dire moins cons. Maintenant vous comprenez pourquoi je suis un paria depuis tout petit. Ce qui paraît absurde et ahurissant  aux yeux de la plupart des gens est ma tambouille existentielle quotidienne. Dommage qu’on ne soit plus à l’époque de l’inquisition, je crois que j’irais me donner de mon propre chef au bûcher pour passer à autre chose.

 

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Dimanche 10 avril 2011 7 10 /04 /Avr /2011 11:13

 

Voir quelqu’un pleurer me fait rire. Il ne s’agit pas du tout d’un rire d’amusement. C’est plutôt comme si la tension provoquée par la situation fuitait immédiatement dans un rire nerveux. Puis ce rire me fait rire, et là par contre, c’est de l’amusement. En celà je suis une sorte de bienheureux imbécile, un bonze idiot. Et le rire de tension est comme un dégazage à Fukushima, très contagieux. Non je ne ris pas de la misère humaine, aucun risque, j’en suis trop sévèrement pourvu. Par contre, là où je remonte des barres par wagons, c’est quand je vois un crâne d’oeuf se heurter à ses propres limites et tomber en crash système. C’est un peu comme ces vidéos surabondantes de skaters qui s’affalent sur le granit le bras de travers et se plient  l’humérus comme un coton-tige. Par bonheur c’est une majorité d’américains, ce qui nous permet de nous délecter quasiment à chaque coup d’un « Ho my god, my arm is broken, ho dear lord, mosees all day long, hoooo pain is so close to pleasure han haaan… ». Pendant ce temps la, le caméraman improvisé essaye de rendre au mieux la scène dans sa globalité tout en crachant ses boyaux, hilare comme seul un déficient mental peut l’être. Et alors moi aussi je ris, mais je ris !

 

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